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Nos partenaires scientifiques

FONDAMENTAUX 2026

Recommandations de prise en charge de la goutte

Recommandations internationales (EULAR)

Richette P, Doherty M, Pascual E, Barskova V, Becce F, Castañeda-Sanabria J, et al. Updated EULAR evidence-based recommendations for the management of gout. 2016 Ann Rheum Dis. 2017 Jan 1;76(1):29–42. Lien : https://ard.bmj.com/content/76/1/29

Tristan Pascart, Augustin Latourte, Gérard Chalès, Laurence Coblentz-Baumann, Alain Cohen-Solal, Hang-Korng Ea, René-Marc Flipo, Jacques Grichy, Emmanuel Letavernier, Frédéric Lioté, Sébastien Ottaviani, Pierre Sigwalt, Guy Vandecandelaere, Pascal Richette, Thomas Bardin.
Recommandations de la Société française de rhumatologie pour la prise en charge de la goutte : le traitement hypo-uricémiant.
Revue du Rhumatisme, Volume 87, Issue 5, 2020. Pages 332-341,
ISSN 1169-8330. https://doi.org/10.1016/j.rhum.2020.07.009. Lien : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1169833020301514

  • La mise en place d’un traitement de fond hypo-uricémiant à la cible est recommandée, dès le diagnostic. Le but est d’obtenir une valeur cible d’uricémie qui permette la dissolution des cristaux dans les articulations. 

  • L’objectif de taux d’acide urique est défini à ≤ 360 μmol/L (60 mg/l ou 6.0 mg/dL), voire ≤ 300 μmol/L. A partir de 300 μmol/L, les cristaux d’urate commencent à se dissoudre dans les articulations.
  • En pratique, le traitement doit être commencé à distance de la crise, idéalement un mois après. Il faut avoir réalisé une mesure d’uricémie fiable confirmant le diagnostic.
  • Le médicament de référence est ALLOPURINOL. En cas d’insuffisance rénale sévère : FÉBUXOSTAT. Il existe également des uricosuriques et pégloticases.
  • L’adhésion quotidienne au long court au traitement est clé, car l’uricémie remonte après 48h d’oubli, ce qui annule les efforts déjà réalisés.
  • Le traitement de fond doit être initié à une dose faible pour limiter le risque d’allergie et de crise.
  • Une baisse trop rapide de l’uricémie dans les premières semaines augmente en effet le risque de crise.
  • Pour ALLOPURINOL, commencer à 50 mg/jour (soit 1/2 comprimé) pendant le premier mois.
  • Pour FEBUXOSTAT, commencer à 20 mg/jour ou 40mg tous les 2 jours (soit 1/2 comprimé).  
  • Le deuxième mois, augmenter le dosage : ALLOPURINOL à 100 mg/jour ou bien FEBUXOSTAT à 40 mg/jour.
  • Le troisième mois : ALLOPURINOL à 150 mg/jour ou bien FEBUXOSTAT à 80 mg/jour. 
  • Cette trajectoire d’initiation progressive limite donc le risque d’inobservance qui serait la conséquence d’une augmentation du nombre de crises, le patient pensant le traitement inefficace.
  • Contrôle mensuel de l’uricémie pour adaptation de la dose de THU jusqu’à atteinte de la cible, puis contrôle tous les 6 mois.
  • ALLOPURINOL : la dose efficace pour atteindre la cible varie d’une personne à l’autre et selon la quantité de cristaux présents dans les articulations au début du traitement. Dans certains cas, il faut plus de 600 mg/jour. 
  • FEBUXOSTAT : la dose maximum est 120 mg/jour.
  • COLCHICINE :

J1 : 1 mg au début de la crise puis 0,5 mg de plus 1 heure plus tard 
Jours suivants jusqu’à disparition de la crise : 0,5 mg 2 à 3 fois par jour, selon tolérance digestive

Dose maximum par jour : 1,5 mg

  • AINS
  • PARACETAMOL

0,5 mg / jour pendant 6 mois

DONNées scientifiques récentes

Comorbidités et surrisques associés à la goutte

Surrisque de maladies et d'évènements cardiovasculaires graves

Wang, P., Yang, H. Risk of myocardial infarction and heart failure in gout patients: a systematic review and meta-analysis. J Cardiothorac Surg 20, 69 (2025). https://doi.org/10.1186/s13019-024-03209-5. 

Principales données :

  • Le risque d’infarctus du myocarde augmente de 75% chez les patients goutteux, en comparaison avec les personnes non goutteuses.
  • Le risque d’insuffisance cardiaque augmente de 100%.
  • Les femmes et les patients jeunes (moins de 44 ans) ont un risque plus élevé que les autres.

Ferguson LD, Molenberghs G, Verbeke G, Rahimi K, Rao S, McInnes IB, McMurray JJV, Sattar N, Conrad N. Gout and incidence of 12 cardiovascular diseases: a case-control study including 152 663 individuals with gout and 709 981 matched controls. Lancet Rheumatol. 2024 Mar;6(3):e156-e167. doi: 10.1016/S2665-9913(23)00338-7. PMID: 38383089. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38383089/

Principales données :

  • +58% de risque de développer n’importe quelle maladie cardiovasculaire.
  • Surrisque plus élevé chez les femmes : +88%.
  • Surrisque très élevé chez les moins de 45 ans : +122%.  
  • Détail : insuffisance cardiaque +84%, arythmie cardiaque +81%, maladies valvulaires +83%, maladies coronariennes + 48%, infarctus du myocarde +52%, angor + 43%, AVC ischémique +40%, AVC hémorragique + 34%, maladie artérielle périphérique +72%, thromboembolie veineuse +67%, dissection aortique/anévrisme +49%, maladies aortiques +59%. 

Xueyan Wang, Xuanlin Li, Hongli Wang, Min Chen, Chengping Wen, Lin Huang, Mingqian Zhou. All-cause and specific mortality in patients with gout: A systematic review and meta-analysis. Seminars in Arthritis and Rheumatism, Volume 63, 2023, 152273, ISSN 0049-0172, https://doi.org/10.1016/j.semarthrit.2023.152273.

Principales données :

  • +23% de risque de décès toutes causes confondues comparées à des personnes sans goutte
  • +29% de risque de décès cardiovasculaire
  • +24% de risque de décès lié à une infection
  • +42% de risque de décès attribuable à une maladie digestive 

Yuan J, Xie Z, Pan B, Zhang J. Impact of gout on cardiovascular disease mortality: a meta-analysis. Z Rheumatol. 2024 Dec;83(Suppl 3):329-337. English. doi: 10.1007/s00393-024-01479-x. Epub 2024 Feb 1. PMID: 38302663. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38302663/

Principales données : 

  • +30% de risque de décès par maladie cardiovasculaire
  • +28% de risque de décès par cardiopathie
  • +13% de risque de décès par infarctus du myocarde

DONNées scientifiques récentes

Traitements médicamenteux contre la goutte

Efficacité du traitement hypouricémiant à la cible

Lee YH, Song GG. Effect of urate-lowering therapy on all-cause and CVD-specific mortality in gout and hyperuricemia: a meta-analysis. Z Rheumatol. 2024 Dec;83(Suppl 3):338-344. English. doi: 10.1007/s00393-024-01600-0. Epub 2024 Dec 5. PMID: 39636389. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39636389/

Principales données : 

Le traitement hypouricémiant à la cible réduit significativement le risque de mortalité des patients goutteux.

Cipolletta E, Nakafero G, McCormick N et al. Cardiovascular events in patients with gout initiating urate-lowering therapy with or without colchicine for flare prophylaxis: a retrospective new-user cohort study using linked primary care, hospitalisation, and mortality data. The Lancet Rheumatology, 2024; 7, e197-e207. https://www.thelancet.com/journals/lanrhe/article/PIIS2665-9913(24)00248-0/fulltext
Principales données : 
La prescription de colchicine dans les premières semaines d’un traitement hypouricémiant réduit le risque d’évènements cardiovasculaires dans les 180 jours suivant le début du traitement.

DONNées scientifiques récentes

Prévalence de la goutte et situation actuelle de la prise en charge

Une prévalence mondiale de la goutte en forte hausse

GBD 2021 Gout Collaborators. Global, regional, and national burden of gout, 1990-2020, and projections to 2050: a systematic analysis of the Global Burden of Disease Study 2021. Lancet Rheumatol. 2024 Aug;6(8):e507-e517. doi: 10.1016/S2665-9913(24)00117-6. Epub 2024 Jul 9. Erratum in: Lancet Rheumatol. 2024 Nov;6(11):e749. doi: 10.1016/S2665-9913(24)00303-5. PMID: 38996590; PMCID: PMC11263476. Lien : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38996590/

Principales données : 

  • Etude sur 35 pays
  • Nombre de patients en 2020 : 55,8 millions, soit +22·5% depuis 1990
  • Prévalence globale x3,26 chez les hommes par rapport aux femmes
  • Croissance de la prévalence en fonction de l’âge
  • Projections en 2050 : 95,8 millions
Bardin T, Bouée S, Clerson P, Chalès G, Flipo RM, Lioté F, Perez V, Poiraud T, Schaeverbeke T, Richette P. Prevalence of Gout in the Adult Population of France. Arthritis Care Res (Hoboken). 2016 Feb;68(2):261-6. doi: 10.1002/acr.22660. PMID: 26234279.
Principales données
Il y a 10 ans, la prévalence était estimée à 0,9% 
Pascart T, Wasik K, Preda C et al. The gout epidemic in French Polynesia: a modelling study of data from the Ma’i u’u epidemiological survey. The Lancet Global Health, 12, e685-e696 
 
T. Pascart, K. Wasik, V. Chune, J. Torterat, N. Prud’homme, S. Graf, P. Claeys, M. Nassih, A. Martin, J. Le Masson, V. Rodière, S. Frogier, G. Canova, J.P. Pescheux, J.J. Vitagliano, J. Raynal, T. Bardin, E. Oehler. Prévalence de la goutte : un record mondial dont la Polynésie française se passerait bien. Revue du Rhumatisme, Volume 88, Supplement 1, 2021, Pages A39-A40, ISSN 1169-8330. Lien : https://doi.org/10.1016/j.rhum.2021.10.057.
 
Principales données : 
  • Un problème majeur de santé publique, avec une des prévalences les plus élevées au monde
  • Prévalence de la goutte dans la population masculine : 25,5%
  • Prévalence de la goutte dans la population adulte générale : 14,5%, soit 1 sur 7
 

De Vera MA, Marcotte G, Rai S, Galo JS, Bhole V. Medication adherence in gout: a systematic review. Arthritis Care Res (Hoboken). 2014 Oct;66(10):1551-9. doi: 10.1002/acr.22336. PMID: 24692321.

Principales données : 

La proportion de patients observants varie de 10% à 46% selon les études.

Maravic M, Ea HK. Hospital burden of gout, pseudogout and other crystal arthropathies in France. Joint Bone Spine. 2015 Oct;82(5):326-9. doi: 10.1016/j.jbspin.2015.01.011. Epub 2015 Apr 13. PMID: 25881756. Lien : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25881756/

Principales données : 

90 687 hospitalisations ont eu lieu en France sur la période 2009-2011 pour un coût de € 365,7 millions

ETUDES CLINIQUES

Nos études à venir

Etude d’acceptabilité de l’application mobile AppliGoutte

Cohorte : patients de médecine générale recrutés via une CPTS

Etude randomisée contrôlée

Comparaison de la prise en charge classique avec une prise en charge intégrant le dispositif AppliGoutte

Etude médico-économique
Analyse des actes et des dépenses pour le système de soin (médicaments, hospitalisations, arrêts maladie)

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